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LES COMPOSITEURS | ||
| Biographies de compositeurs ayant enrichi ou enrichissant encore le répertoire de nos chorales. Chaque mois, un ou deux compositeurs nouveaux enrichiront la rubrique Jean APOTHELOZ - Jean BALISSAT - Carlo BOLLER- Abbé Joseph BOVET - Jean-Claude Broccard - Gustave DORET - André DUCRET - René FALQUET - Aloys FORNEROD - Paul-André GAILLARD - Dominique GESSENEY-RAPPO - Carlo HEMMERLING - Robert MERMOUD - Blaise METTRAUX - Bernard REICHEL -Charly TORCHE - Francis VOLERY - Jean-François Zbinden | |||
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Jean Apothéloz 12.5.1900 - 10.7.1965 |
Né le 12 mai 1900 à Lausanne, décédé le 10 juillet 1965. 1915-1919 : Ecole Normale de Lausanne. Etudes au Conservatoire de Lausanne avec A. Dénéréaz et A. Fornerod. Ecole Cantonale de Dessin et d'Arts appliqués de Lausanne. 1920-1925 : instituteur à Neyruz sur Moudon. 1930 : brevet de maître de dessin. 1932-1946 : enseigne au Collège scientifique à Lausanne. Au plan musical, laisse une production vaudoise d'inspiration et française de forme. Son catalogue, publié par la BCU en 1977, compte plus de 130 oeuvres dont 50 choeurs et les Cahiers vaudois pour chant et piano (1951). Comme peintre, il a signé plus de 500 tableaux dont les portraits de P. Bonnard, E. Gilliard et M. Regamey. On lui doit des paysages et des natures mortes qui le situent dans la ligne de Charles Clément. | ||
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Jean Balissat 15.5.1936
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Né le 15 mai 1936 à Lausanne. Dès 1949, Conservatoire de Lausanne, élève de Denise Bidal (piano), Hans Haug (théorie) et Robert Faller (cor). A Genève, études de direction avec Samuel Baud-Bovy et de percussion avec Charles Peschier, timbalier de l'orchestre de la Suisse romande. 1961-1972 : chef de la fanfare de Pully. 1972-1983: chef de la Landwehr, harmonie officielle de l'Etat de Fribourg. 1979 : professeur de composition au Conservatoire de Lausanne puis, dès 1979, à celui de Genève. Son catalogue, publié par la BCU en 1994, comprend plus de 90 oeuvres (orchestre de chambre, orchestre symphonique, orchestre à vent, percussion). En 1977, a signé la partition de la Fête des Vignerons. 1982 : Prix du Festival de Lausanne. 1991 : Président de la Fondation SUISA pour la musique. Prix Stephan Jäggi 1996. | ||
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Carlo Boller 4.5.1896 - 23.1.1952 |
Né le 4 mai 1896 à Menton, Carlo Boller, de son vrai nom Charles-Henri, passera sa jeunesse à Montreux. Il aura pour parrain spirituel l'abbé Bernard Kolly, ami des arts et compagnon de l'abbé Joseph Bovet, et qui aura une grande influence sur sa destinée d'artiste. En 1906, Boller commence l'apprentissage du violon, avec Ladislas Gorski. Ce dernier appelle son élève Carlo, et le surnom resta. En 1912, Boller joue comme soliste à Montreux avec l'orchestre du Kursaal, sous la direction d'Ernest Ansermet. Boller part à Paris pour y perfectionner son art, mais une crampe à la main gauche se transforme en une incurable crispation. Il doit alors se résoudre à donner une autre orientation à sa carrière. Boller s'inscrit en 1924à la Schola Cantorum de Paris, où Vincent d'Indy aura une grande influence sur lui. Il obtiendra le premier prix au concours de chef d'orchestre en 1928, et achèvera ses classes de composition en 1932. De retour en Suisse, il prend la direction de nombreux chœurs et groupes vocaux, et consacre une grande partie de son temps à la composition. Les oeuvres musicales qui ont contribué à la réputation de Carlo Boller sont ses "festivals". En 1935, il compose Images de mon pays, oratorio populaire pour soprano et baryton solo, récitant, choeur mixte et orchestre. Cette oeuvre est dédiée à Emile Jaques-Dalcroze avec lequel il avait plus d'affinités qu'avec Doret. En 1938, Boller dirige Hadès et Coré, sur un texte de René-Louis Piachaud, son poème chorégraphique pour choeur, soli, récitant et orchestre. La partie chorégraphique est assurée par Alexandre et Clotilde Sakharoff. Cet oratorio fut représenté les 1, 2 et 3 juillet 1938 à la Fête des Narcisses de Montreux. En 1939, Boller achève la partition de son célèbre jeu musical, Pays du lac, sur un texte de Maurice Budry. Cette pièce en forme d'oratorio profane, fut créée lors de l'inauguration de la Salle des Remparts à la Tour-de-Peilz. Lorsque le compositeur signa cette suite chorale, il avait 43 ans; cette oeuvre connut un vif succès; elle fut ressentie comme pleine de fantaisie et surtout de jeunesse. L'un des festivals également très populaire de Carlo Boller est sans doute la Pastorale gruérienne, une suite de chansons et de rondes qu'il a dédiées à son ami Bernard Kolly. Cette oeuvre fut donnée à l'occasion de la Fête cantonale fribourgeoise des costumes à Bulle en 1946 avec le Choeur mixte de cette ville qu'il dirigeait. Ce jeu musical a été créé dans sa forme originale scénique mais il peut être joué en oratorio de concert. C'est un patoisant fort estimé qui en avait signé les textes français et patois: Fernand Ruffieux. Ce dernier était le frère du Révérend Père Calixte Ruffieux, Capucin, avec lequel Boller a également collaboré. Au plan musical, il a harmonisé de nombreux thèmes de toutes origines. On trouve, dans ses compositions comme dans ses arrangements, des mélodies de Bretagne, de Bourgogne, de Catalogne, de Charente, de Flandres, de Lorraine et de Provence ou des airs d'Amérique, d'Angleterre, d'Argentine, du Canada, du Danemark, d'Ecosse, d'Espagne, du Piémont, de Pologne, de Roumanie et de Tchécoslovaquie. Dans le domaine liturgique, il a été intéressé par les thèmes de la tradition russe en particulier. Pour la Suisse, des chansons de Gruyère, de l'Oberland Bernois, du Pays de Vaud, du Tessin et du Valais ont aussi retenu son attention. Il faut donc savoir que Boller pour plusieurs de ses compositions a fait de larges emprunts aux mélodies populaires pour les sauvegarder et en faire bénéficier les nombreuses phalanges chorales qu'il a mises sur pied. Le Negro spirituel ne l'a pas laissé indifférent non plus; par contre, il n'y a aucune trace de musique de jazz ou de variété dans ses compositions. Carlo Boller est aussi connu par son célèbre choeur, "Le Vigneron monte d sa vigne", pourtant peu représentatif de son style. Ce choeur peut être cependant considéré comme un véritable fleuron de toutes les sociétés de chant helvétiques au même titre que "O Petit Pays" de Carlo Hemmerling ou "Terre jurassienne" de Paul Miche ou la "Prière du Rütli" de Gustave Doret ou "Le vieux chalet" de l'abbé Bovet. En revanche, si nous devions donner quelques choeurs très typiques de son écriture, nous pourrions citer "Agonie", "Les Femmes de chez nous", "Lisa", "Nostalgie" ou "Par un beau jour de Mai". Le dessin mélodique est court, net et rigoureux dans ces cinq choeurs qui témoignent de l'intelligence qu'il avait de la musique vocale. Parmi les paroliers avec lesquels le musicien a beaucoup collaboré, on citera Géo-H. Blanc, Renée Dubois, Renée Durand, René-Louis Piachaud, Maurice Zermatten et surtout Maurice Budry. Boller est l'un des derniers chantres de Suisse romande a avoir mis en musique des textes sur la famille, le milieu pastoral, les traditions campagnardes, les fêtes religieuses et les métiers aujourd'hui devenus d'un autre âge (le crieur public, la fileuse, le chevrier, etc). L'écrivain valaisan Maurice Zermatten, à propos de Carlo Boller, note avec justesse: "sa musique, pour autant que j'en puisse juger, me paraît posséder les qualités de sa nature: elle est élégante, noble, gaie. Elle dit simplement mais avec distinction ce qu'elle veut dire. Elle n'a pas le poids de nos démarches paysannes quand bien même elle s'adresse le plus souvent à notre peuple ... ". Zermatten a vraisemblablement très bien senti ce qui devait être dit du talent de Boller. Moins nostalgique et terrien que l'abbé Bovet, moins dramatique et savant que Gustave Doret, franc et spontané, il a marqué de son empreinte méditerranéenne le répertoire choral de sa génération. Il l'a d'ailleurs renouvelé et enrichi d'une note toute latine. Son catalogue rassemble plus de 400 compositions accessibles même à des chorales modestes. Carlo Boller décède le 23 janvier 1952, à l'âge de 56 ans. Il repose au cimetière de Clarens. Près de 50 ans après sa mort, les mélodies de Carlo Boller figurent encore au programme des sociétés de chant. Dans leur simplicité et leur charme primesautier, elles connaissent le rare privilège d'être parfois considérées comme anonymes. Bibliographie : Fond musical Carlo Boller - Bibliothèque cantonale et universitaire - Lausanne 1988 | ||
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Abbé Joseph Bovet 7.10.1879-10.2.1951
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Joseph Bovet, fils d'instituteur, est né le 7 octobre 1879 à Sales, en Gruyère. Il fut formé au pensionnat St-Charles à Romont, puis au collège St-Michel, où il étoffa ses connaissances musicales. Il partit ensuite à Einsiedeln où il étudia l'orgue et le chant sacré. Il mit dès lors son exceptionnel talent tant au service du chant populaire et du chant patriotique que de la musique sacrée. Il entre au séminaire en 1901, puis est nommé vicaire à Genève en 1905. Il y fonde un chœur, compose de la musique sacrée et des musiques pour le théâtre. En 1908, il est nommé professeur de l'école normale de Hauterive (FR), et complète alors ses connaissances au Conservatoire de Fribourg. Il eut dès lors une intense activité de chef et de compositeur, et s'attacha à dépoussiérer le répertoire choral et à renouveler les méthodes d'apprentissage musical. En 1930, l'abbé fut nommé chanoine de la cathédrale St-Nicolas. En 1948, âgé de 69 ans, atteint dans sa santé, il dirigea la Fête fédérale de chant. Le concert, qui eut un succès retentissant, fut son dernier. En 49, il fut contraint de cesser ses activités. Il s'installa à Clarens pour s'y éteindre le 10 février 1951. Le jour de ses funérailles fut déclaré Deuil National L'abbé Bovet affirmait que chanter devait être d'abord et avant tout un plaisir. Il a ainsi choisi de composer d'une écriture accessible au chanteur comme à l'auditeur, en puisant le thèmes de ses chansons dans la vie quotidienne: et la tradition. Ses chants sont étroitement associés au patois fribourgeois, dont il fut un des plus ardents défenseurs. Son œuvre est composée de messes, passions, chansons populaires, musiques de théâtre, jeux populaires, opérettes... et a écrit en français, en patois, en latin ou en allemand. Sources : "l'Abbé Bovet, barde du Pays" (1952), "Hommage à l'abbé Bovet" (1979), "La Liberté" (1951, 12-14 février), "Fribourg illustré" (1986, n°3, 13-14) | ||
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Jean-Claude Broccard 5.1.1960 |
Né le 5 janvier 1960 à Ardon en Valais, Jean-Claude Broccard habite Granges / Sierre. Il est le 3ème enfant d'une nombreuse et modeste famille paysanne et vigneronne. En 1971, il entre dans les rangs de la fanfare de son village en suivant parallèlement une formation au conservatoire cantonal de Sion. Il se perfectionne à l'euphonium avec l'éminent Prof. Henri Bujard et en solfège avec le Prof. Jean Lancoux.Il poursuit sa formation en cours privé avec René Bobillier (ancien directeur de l'Ensemble de Cuivres Valaisan ECV) puis avec Victor Bonvin, professeur au conservatoire de Sion et directeur du Brass Band Junior Valaisan. Il chante également depuis 1973 dans le chur des jeunes de son village (120 choristes) et sera successivement chanteur, bassiste (guitare), sous-directeur et directeur.Depuis 1980, il dirige également des churs et des fanfares. Actuellement, il dirige deux churs mixtes et une fanfare.En 1993, il suit sa formation de chef de chur avec le Prof. Michel Veuthey au conservatoire de Sion. Son éclectisme musical l'amène à des arrangements pour l'Octuor Vocal de Sion, à l'adaptation des tubes d'Alain Morisod pour chur, la composition de chants d'ensemble pour des festivals de chants, un arrangement pour le groupe folklorique 13 étoiles de Vevey, la composition d'une marche " Manchester March " dédié à l'ami FC Manchester United qui l'a remis au célèbre club et bien d'autres pièces. Il crée une édition musicale : Les Editions Chantemerle et poursuit actuellement de nouvelles études au conservatoire cantonal de Sion. En 2002, il obtient le 1er prix du concours de composition pour le 125ème anniversaire de l'association cantonale des musiques valaisannes (ACMV). | ||
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Gustave Doret 20.9.1866 - 19.4.1963 |
Né le 20 septembre 1866, décédé le 19 avril 1943 à Lausanne. Etude du violon avec Joseph Joachim à Berlin. Travaille ensuite au Conservatoire de Paris auprès de Théodore Dubois et Jules Massenet.1893-1895 : premier chef des Concerts d'Harcourt. 1904 : chef d'orchestre à l'Opéra Comique. On lui doit les Fêtes des Vignerons de 1905 et de 1927 ainsi qu'un opéra les Armaillis (1900) et un oratorio Les Sept Paroles du Christ (1895), stylistiquement proche de Massenet. Son nom est lié à celui du Théâtre du Jorat pour lequel il a signé plusieurs musiques de scène : Alénior (1910), la Nuit des Quatre temps (1910), Tell (1914), la Servante d'Evolène (1937). En 1990 la section des archives musicales de la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) de Lausanne lui a consacré un important ouvrage en deux volumes avec accompagnement d'une cassette, où sont recensées près de 400 compositions essentiellement vocales. Avec Emile Jaques-Dalcroze et l'abbé Joseph Bovet, il est considéré comme le principal chantre populaire de la Suisse romande. Un dossier plus complet sera à disposition avant l'été. | ||
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R. Falquet 29.11.1934 |
Ancien maître de musique dans les Gymnases lausannois, René Falquet a reçu une formation de compositeur auprès de C. Hemmerling et d'A. Kovacs, et de chef d'orchestre auprès d'I. Markevitch et de R. Faller. Fondateur et actuel directeur du Choeur de l'Elysée de Lausanne, il a également dirigé durant plusieurs années le Choeur Da Camera de Neuchâtel. Attiré par le répertoire lyrique, René Falquet a souvent fait oeuvre de pionnier en montant notamment des opérettes et des opéras-comiques de Messager, Bizet, Chabrier et Sutermeister. Renée Auphan lui a confié en 1984 la création du Choeur de l'Opéra de Lausanne qu'il a dirigé durant les deux premières saisons. Responsable musical du mouvement A Coeur Joie Suisse, René Falquet interprète avec ses chanteurs les grandes oeuvres du répertoire : Psaumes de Mendelssohn, Messe en ré de Dvorak, Gloria de Poulenc, Stabat Mater de Rossini, Requiem de Verdi, Messe en si de Bach, Requiem de Brahms, etc. René Falquet déploie également une intense activité comme compositeur. Auteur de nombreuses pièces pour choeur et orchestre qui font désormais partie du patrimoine de la Suisse romande, il a notamment écrit ces dernières années Divico et César, créé dans les Arènes d'Avenches en 1988, Les Quatre Vents de la Liberté, une cantate commandée pour les Choralies de Vaison-laRomaine en 1989 et Noé, grand poème lyrique créé au Théâtre du Jorat en 1995. Il fut enfin, avec Nicolas Frize, Xavier Le Masne et Luciano Berio, l'un des quatre compositeurs choisis pour la création de l'oeuvre commémorative du Bicentenaire de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, à Cergy Pontoise près de Paris. Principales œuvres chorales et théâtrales :
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Aloys Fornerod 6.1.1890 - 8.1.1965 |
Né le 6 janvier 1890 à Cudrefin, décédé le 8 janvier 1965 à Fribourg. Etudes au Conservatoire de Lausanne (1899-1916, élève d'Alexandre Dénéréaz), puis à Paris à la Schola Cantorum dans les classes d'Auguste Sérieyx, Nestor Lejeune et Vincent d'Indy (1909 à 1911). Critique musical à la Tribune de Lausanne (dès 1914). Directeur du Conservatoire de Fribourg (1950-1965). Son catalogue, publié par la BCU en 1982, comprend plus de 70 oeuvres (piano, musique de chambre, orchestre, choeurs, musique de scène). Il a influencé de nombreux compositeurs romands, qui ont été ses élèves, notamment Jean Apothéloz, Pierre Chatton, Bernard Chenaux, Claude Dubuis, Dante Granato, Oscar Moret et le Chanoine Marius Pasquier. Bibliographie: Jacques Viret, Aloys Fornerod ou le Musicien et le Pays, Lausanne, les Cahiers de la Renaissance Vaudoise, 1982. | ||
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Paul-André Gaillard 24.4.1922 - 28.4.1992 |
Né le 26 avril 1922, décédé le 28 avril 1992. 1942-1944 : études de lettres et de théologie à l'Université de Lausanne. 1943-1944 : études de direction d'orchestre avec Samuel Baud-Bovy. 1944-1946 : études de violon avec Willem de Boer et de théorie avec Paul Muller au Conservatoire de Zurich. 1951-1952 : suit le cours de composition de Paul Hindemith. 1950-1969: directeur du séminaire Richard Wagner aux Rencontres internationales du Festival de Bayreuth. 1956-1987 : enseigne l'histoire de la musique au Conservatoire de Lausanne. Il laisse plus de 160 œuvres (chant et piano, musique de chambre, choeurs). En 1963 a reçu la médaille Richard Wagner. Bibliographie:On lui doit une thèse sur Loys Bourgeois et un essai: L'as de pique et le sept de coeur ou l'opéra à l'envers (1990). L'inventaire du fonds Paul-André Gaillard a été publié par la BCU en 1996. | ||
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Dominique
1953 |
Né en 1953, il entreprend, après un brevet d'instituteur, des études musicales aux conservatoires de Fribourg et de Lausanne qui le conduisent au brevet de l'enseignement de la musique dans les écoles et au diplôme de violoncelle (classe de Paul Burger). Il a la charge actuellement, au conservatoire de Lausanne, de la formation musicale des maîtres secondaires de musique. Il garde un contact régulier avec la pratique vocale en dirigeant le chœur mixte de Siviriez et en chantant comme seconde basse au sein du Quatuor du Jaquemart. Dominique GESSENEY-RAPPO voue une part importante de son temps à la composition ; il a signé la musique de nombreux chœurs, suites chorales ou jeux scéniques, dans un langage relativement simple d'accès. Il affectionne cette démarche d'écriture tendant à exprimer sa " lecture " d'un texte par les moyens musicaux les plus simples et les plus directs. " Au jour d'hier aujourd'hui ", " Le Mystère du Calvaire " ainsi que " Le Pendu de l'Abbatiale " ont été composés dans cet esprit. A l'aise également dans une écriture plus élaborée, il a signé des partitions telles que : " Le psaume 81 ", pour chœur mixte et tambourin ; " Le rondo de Cupidon ", pour voix mixtes, baryton solo, hautbois, harpe et violoncelle (créé lors de la Schubertiade de Vevey, en 1994); " Dei populus liberatus ", pour voix mixtes, baryton solo, piano et 2 percussionnistes (créé à Jérusalem en 1998) ; " In te sperat anima mea " , pour voix mixtes a cappella (créé à Gorizia [Italie] en 1999) ; " Odanak ", pour quatuor de cuivres, percussion et orchestre (créé à la cathédrale de Lausanne en 1999). Dernière création : " La dernière touche ", suite pour chœur d'hommes, soprano et haute-contre solo, récitant et orchestre ; cette composition a été créée dans le cadre des Quatrièmes Rencontres Chorales de la Broye, à Payerne, les 24 et 25 novembre 2000 (enregistrement sur CD publié en mars 2001, chez ARTLAB). | ||
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Carlo Hemmerling 9.11.1903 - 3.10.1967 |
Né le 9 novembre 1903 à Vevey, Carlo Hemmerling fit ses études musicales au Conservatoire de Lausanne, chez Alexandre Denéréaz et R. Gayrhos, puis à l'Ecole normale de musique de Paris, où il travailla avec Paul Dukas. Excellent organiste et improvisateur, Hemmerling devait cependant tout d'abord se faire un nom comme chef de chœur. Il fut rapidement reconnu et nommé à la tête de l'Union chorale de Vevey, ensemble avec lequel il a créé une grande partie de ses oeuvres et présenté de nombreux concerts avec orchestre d'une haute tenue artistique. Directeur de la Chorale de Bienne puis chef de l'Union chorale de Lausanne, il dirigea également le Choeur de dames du Conservatoire de Lausanne et le Choeur universitaire. En 1957, il prit la direction du Conservatoire de Lausanne et, dès 1960, présida aux destinées de la SUISA. Il présida également la Société cantonale des chanteurs vaudois et fut un membre très actif et apprécié de la Commission de musique de la Société Fédérale de Chant ainsi que du Conseil du Conservatoire de Lausanne. Compositeur fécond, il laisse une symphonie, une suite pour violon et orchestre, une suite cullerane pour orchestre à cordes, deux quatuors à cordes, une sonate pour violon et piano, six variations sur le Vivat ainsi que de nombreuses musiques de film (Santorin, Richesse de la 'Terre, Une OEuvre, un Peuple, Manouche, Les Trois Cloches, etc.) et de scène (La Voile de Feu, Polyphème, Il ne faut jurer de rien, Le Galant Barbe-Bleue, Via Mala). Mais c'est surtout dans le domaine choral que Carlo Hemmerling excella : un nombre impressionnant de choeurs a cappella et plusieurs grandes fresques chorales avec orchestre et solistes, dont la partition de la Fête des vignerons de 1955 est la plus importante, témoignent de sa capacité de transposer musicalement des thèmes ayant trait à la vie de tous les jours des habitants de notre pays. Citons pour l'exemple trois grandes oeuvres de circonstance, conçues pour solistes, choeurs et orchestre : Rives bleues (Nyon 1947), Le Chant des Noces (Lausanne 1953) et La Fête des Vignerons (Vevey 1955). Le livret et les poèmes de ces trois solides fresques chorales dédiées à notre pays et à ses traditions vigneronnes et campagnardes ont tous trois été écrits par Géo H. Blanc, Veveysan lui aussi. Rives bleues - Composée pour soli, choeur et petit orchestre (quintette à cordes, deux flûtes, deux hautbois, deux clarinettes, deux bassons, deux cors, deux trompettes, deux trombones, timbales, cymbales). Sorte de préfiguration de la future Fête des vignerons, l'oeuvre traite des différents aspects des pays riverains et des travaux de leurs habitants au gré des saisons. Très caractéristique de la part d'Hemmerling, la façon de conduire les quatre voix mixtes deux par deux, sorte de dualité entre les voix féminines et masculines, l'intervalle entre les ténors et les alti dépassant souvent l'octave. Les voix sont d'ailleurs à plusieurs reprises très espacées, ce qui donne beaucoup d'ampleur et de mouvement au discours musical mais occasionne de sérieuses difficultés aux chanteurs de l'ensemble choral Le Chant des Noces - Cet oratorio populaire prend pour prétexte une noce villageoise et en décrit les différentes phases : Julia, fille sage, la fiancée, est d'abord présentée, puis on passe à une truculente Sérénade au Fiancé, lequel quitte ses amis pour entrer dans la vie conjugale, à une Visite à la Fiancée pour voix égales aboutissant au Contrat de Mariage et à la Noce proprement dite, où deux pistons, un bugle et une contrebasse entraînent les couples dans une valse effrénée qui termine cette première partie. Musicalement parlant, nous y relève la bienfacture de l'orchestration et certaines hardiesses d'écriture habilement exposées, la liberté de la conduite des voix instrumentales par rapport au choeur, quelques formules harmoniques rappelant Wagner ou Puccini et une prédilection marquée pour les accords de quartes et sixtes se déplaçant parallèlement dans les trois voix supérieures avec une basse en mouvement contraire. Remarquons à cette occasion que Carlo Hemmerling donne toujours sa pleine mesure dans les soli ou les pièces orchestrales, redevenant plus accessible dans les choeurs, l'expérience lui ayant appris à composer en fonction directe de la capacité des interprètes. La Fête des Vignerons - La tournure des oeuvres précédentes de Carlo Hemmerling le désignait tout naturellement à prendre la succession de Gustave Doret dans la lourde tâche consistant à renouveler par la musique un spectacle au cadre immuable. Ecrite pour le plein air, largement bâtie sur des thèmes éminemment populaires, audacieuse parfois dans ses conceptions modernes, nerveuse par ses rythmes fermement dessinés et permettant les évolutions précises de quelque trois mille exécutants, la musique de Carlo Hemmerling fut une révélation pour ceux qui surent juger en dehors d'idées préconçues et de partis pris. Depuis les fanfares initiales jusqu'à la Farandole générale, tout y respire la santé et la joie de vivre. Monumentale, la Fête des vignerons de 1955 restera la consécration d'un compositeur fortement attaché à son coin de terre. Parmi les choeurs a cappella, citons le très célèbre 0 Petit Pays! sur un texte de Gonzague de Reynold, puis encore le Don Quichotte et Sancho Pança, petite merveille pour quatre voix mixtes a cappella imposée au concours de Montreux en 1950, Une Maison, aux tonalités capricieuses et inattendues, et quelques pièces d'un genre plus facile, toujours amusantes à entendre: Mie Guillerette, En marchant au Pas, La Chasse est ouverte et Le Bon Syndic. Inutile d'ailleurs de tout vouloir énumérer, mais citons encore trois grands choeurs d'hommes où Hemmerling a certainement mis le meilleur de lui-même: quelle saveur et quelle audace dans cette admirable interprétation sonore du beau texte de Charles Péguy, Heureux ceux qui sont morts, et que de tendresse dans la sonorité voilée de la pièce intitulée Léman sur un texte de Géo H. Blanc. Difficiles, ces oeuvres réclament un immense effort de la part des chanteurs, et on en donnera pour preuve l'écriture dense et serrée, voire ardue, d'une des dernières oeuvres d'Hemmerling, Arbre bruyant comme une Ville, dernier volet du triptyque composé sur des poèmes de Gonzague de Reynold pour le concours fribourgeois de 1955. Franches dans leurs contours, les oeuvres chorales de Carlo Hemmerling ne sont jamais faciles, même si elles sont d'essence populaire. Compréhensibles pour l'auditeur, elles se refusent à l'abstraction, mais ne cherchent pas à flatter le mauvais goût par des formules consacrées. Rudes et belles comme certains meubles paysans, elles sont lourdes à porter et ne prennent de la valeur qu'en fonction de l'amour qu'on leur témoigne: " Mais au moins sait-elle, Rosa, fleur des chants, qu'elle est aussi belle ?... Elle n'a pas le temps... " Cette citation, extraite du Chant des Noces et concernant la fille de ferme, s'applique admirablement à la musique de Carlo Hemmerling, dont la principale qualité, comme celle de toute expression artistique échappant aux caprices des salons, est de ne pas avoir la prétention de se plaire à elle-même. D'un physique robuste, Carlo Hemmerling semblait être bâti pour l'éternité. Cependant, attaqué par un mal sournois, le compositeuir, qui ne se départit pas un seul instant de la foi sereine qui l'avait accompagné tout au long de sa généreuse carrière, s'est éteint le 3 octobre 1967, dans sa belle demeure de Cully, sur les bords du Léman. D'après Paul-André Gaillard. | ||
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Robert Mermoud 13.10.1912 |
Robert Mermoud, né à Eclagnens (Vaud). Instituteur, puis maître de musique. Diplôme de chef d'orchestre à Bâle en 1947 avec Hans Münch, cours de direction avec Hans Haug et Félix Weingartner, composition avec Bernard Reichel et Walter Geiser. Tout au long de sa carrière, Robert Mermoud a exercé une intense activité de chef de choeur. Il est également le fondateur du Choeur du Théâtre du Jorat (1978) où il a conduit près de 300 spectacles. Il a dirigé la plupart des oratorios du répertoire et son nom reste lié à la création de la "Deuxième symphonie" de Raffaele d'Alessandro, du "Requiem" de Frank Martin, du "Gloria in excelsis" de Bernard Reichel, du "Buisson ardent" et de "I'Ecclesia", de Heinrich Sutermeister. Robert Mermoud a présidé la Commission de musique de la Société cantonale des chanteurs vaudois, et a oeuvré à la Commission musicale de la Société fédérale de chant. Il a également présidé à l'élaboration du recueil de chant, "Chanson vole" pour les écoles vaudoises. Il a reçu en 1983 la Médaille Beaumarchais, décernée par la SACEM (Société française des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique). L'oeuvre de compositeur de Robert Mermoud comprend 60 opus, choeurs a cappella ou avec accompagnement, musiques de scène, en particulier pour le Théâtre du Jorat: "Le Silence de la terre" (1953), "La Mégère apprivoisée" (1969), "Le Chevalier de Grandson" (1978). Robert Mermoud est l'auteur d'une traduction française de l'ouvrage de Paul Hindemith: "Elementary Training for Musicians", traduction éditée en 1986 sous le titre de "Pratique élémentaire de la Musique" chez Jean-Claude Lattès, à Paris. | ||
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Blaise Mettraux 1962 |
est
né en 1962 à Lausanne. Après des études de piano classique
au Conservatoire de Lausanne, il poursuit ses études au Conservatoire de
jazz de Fribourg. Il participe à de nombreux concerts dans toute l'Europe,
à la création de plusieurs albums dans le domaine de la musique
pop avec des groupes comme Cosa Nostra, Taboo ou Sens-Unik. Il travaille aussi
en tant qu'accompagnateur pour divers chanteurs et chanteuses avec lesquels il
réalise plusieurs albums. Il travaille aussi avec des DJ et sort plusieurs
albums avec Mr Mike, Willow, Dany LeRouge, et Bruce Baps pour lequel il compose
toute la musique de l'album No face. Dès
1995, ses activités de percussionniste au sein de l'Orchestre Symphonique
Universitaire de Lausanne (OSUL) et de l'Orchestre Symphonique de Genève
(OSG) l'amènent à s'intéresser de près à la
composition musicale pour choeur et pour orchestre. Il compose une Messe en ré
mineur pour choeur, alto solo et petit ensemble qui sera créée en
1996. En 1998, Deux mélodies pour soprano et piano, commande de Ars-Musica, sont créées à Bienne. Un lied, pour mezzo-soprano et deux pianos est créé au Conservatoire de Lausanne lors des examens professionels de chant. Le printemps et l'été seront consacrés à la composition de Musiques électroniques pour la "Fête du blé et du pain", commande très spéciale pour un spectacle géant avec plus de 30'000 spectateurs. Il travaille ensuite à la composition de Danses tribales pour deux pianos et percussions. Ces danses seront créées à Genève en octobre 1998 dans le cadre de FolArt, exposition artistique réunissant peintres, sculpteurs, chorégraphes photographes et musiciens. 1999 a été entièrement consacré à la composition de Huit petites pièces faciles pour clarinette en ut et piano ainsi que d'un Double concerto pour clarinette, basson et orchestre, qui sera créé par l'orchestre de Lutry en mars 2000. Il compose aussi un Concertino pour xylophone et orchestre. 2000
sera l'année de la composition du Tryptique du désert pour marimba
solo, de Huit petites pièces (vol 2) pour clarinette et piano, ainsi que
des Images de rêve pour trio de anches. La deuxième partie de l'année
sera consacrée à la composition d'un Concerto pour violon et orchestre,
inspiré par des tableaux de Paul KLEE, le peintre-musicien suisse. | ||
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Bernard Reichel 3.8.1901 - 10.12.1992 |
Né le 3 août 1901 à Neuchâtel, décédé le 10 décembre 1992 à Lutry. Elève de Charles Faller (orgue) et William Montillet (orgue), Paul Benner et Hermann Suter (composition), Emile Jaques-Dalcroze (rythmique). Ce dernier exerce sur lui une profonde influence de même que plus tard Frank Martin. 1925 : se fixe à Genève. 1944 - 1971 : organiste de la paroisse des Eaux-Vives à Genève. Il enseigne au Conservatoire de Genève (1952-1972) et à l'Institut Jaques-Dalcroze. Son catalogue, publié par la BCU en 1974, comprend plus de 350 oeuvres d'inspiration religieuse. Sa production illustre tout particulièrement la tradition vocale et organistique réformée en Suisse romande. | ||
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Charly Torche 1944 |
Né en 1944 à Fribourg, Charly Torche enseigne à Attalens depuis 1972. Son parcours musical commence à l'Ecole Normale de Fribourg avec l'abbé Kaelin. Il se poursuit aux Conservatoires de Fribourg et Vevey où Charly Torche suit des cours d'harmonie et de contrepoint. Chef de choeur, il fonde à Corminboeuf en 1966 le choeur des Quatre-Saisons. A Attalens, il relance la Maîtrise qui a récolté quelques lauriers en 1984 lors de la finale suisse du concours télévisé "L'Etoile d'Or". Charly Torche est également le fondateur du groupe choral "Anonyme/80". Il dirige aussi la Cécilienne de son village, la Pastourelle de Cheyres ainsi que la Chanson Veveysanne. Pendant 5 ans, il a fait partie de la commission de musique de la Société Cantonale des Chanteurs Fribourgeois. Compositeur régulièrement chanté, son inspirations lui vient de la nature, des sentiments, des textes liturgiques. Il compose sur ses propres textes et sur les poèmes d'Emile Gardaz, Jacques Bron ou Robert F. Rudin, qui lui ont souvent apporté une profonde inspiration musicale. Sa chanson la plus connue et chantée est "A toi mon père". La liturgie lui suggère ses hymnes, ses psaumes, ou encore le commun de la messe. En 1984, il reçoit le 2ème prix de composition au concours "Chanter Neuchàtel". En 1990, il est lauréat du concours de composition de l'ACCV | ||
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Francis Volery 1946 |
Marié, père de trois enfants, Francis Volery habite Aumont, dans la Broye fribourgeoise, son village d'origine où il est né en 1946 d'une famille paysanne. il fait ses études secondaires à Estavayer-le-Lac et à Fribourg, en suivant parallèlement des cours de piano et d'harmonie au Conservatoire de Fribourg. Il poursuit des études de Musicologie et de Lettres, mais son attrait pour l'enseignement de la musique le pousse vers l'Institut Jaques-Dalcroze de Genève, où il obtient une licence en 1978. Spécialisé dans la pédagogie musicale enfantine, il ouvre des classes de rythmique et de solfège à Estavayer-le-Lac et devient conseiller pédagogique pour les maîtresses enfantines. Parallèlement, il assure au Cycle d'orientation (CO) d'Estavayerle-Lac l'enseignement du chant et de la musique. Directeur décanal pour les chorales de la Broye, il a composé de nombreuses pièces de musique religieuse ou profane sur des textes de Gérard Plancherel, Bernard Ducarroz, Emile Gardaz et Pierre Savary. Avec Pierre Huwiler, il a écrit "Les Terres de Cantagallo" et le "Jeu de l'Or et du Gris", sur des textes de Gérard Plancherel avec qui il écrit un festival "Le Pays d'où je viens". Avec Bernard Ducarroz, il écrit pour choeurs, orchestre et solistes, "Les Chaînes et le Roseau" et "Terra" (Deuxièmes et troisièmes Rencontres des Chorales de la Broye) et "Orphée mon ami" (Fête cantonale des chorales d'enfants à Estavayer). On lui doit aussi, sur un texte de Pierre Savary, "Banaudon", créé à Bulle, pour la Fête Cantonale des Chanteurs Fribourgeois en 1988. Les très nombreuses chansons qu'il écrit sur des textes de Gérard Plancherel, Bernard Ducarroz, Emile Gardaz, Pierre Savary, Jean-Marie Pittet ou Hervé Galeuchet sont très appréciées par les choeurs de Suisse romande et des pays francophones. En 1981, il fonde le (,Choeur de mon Coeur", qui rassemble 70 jeunes chanteurs entre 15 et 30 ans, anciens élèves du Cycle d'orientation d'Estavayer, dont il dirige également "La Maîtrise". Il fut pendant 10 ans directeur du "Chant de la Ville" choeur d'hommes de la ville d'Estavayer. Il reprend en 1989 la direction de "La Villanelle". | ||
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Julien-François Zbinden 11.11.1917 |
La
première image musicale du petit Julien-François Zbinden, né à Rolle en 1917,
est une vue en contre-plongée de deux flûtes jouées par son père et un de ses
amis. C'est dans ce climat propice qu'il commence, à 7 ans, ses études musicales.
Se pose alors le choix d'une profession, et c'est peut-être à partir de ce moment que JFZ va écrire la Musique avec une majuscule! Mais papa-la sagesse veille. "Inscris-toi à l'Ecole Normale. Comme ça, tu seras instituteur, tu auras trois mois de vacances, pendant lesquelles tu pourras faire beaucoup de musique. '' Il fréquentera donc l'EN de 1934 à 1938 et recevra son brevet d'enseignant. Adolescence
rythmée Ce métier itinérant n'empêche pas JFZ de cultiver son intérêt pour la musique classique. N'a-t-il pas composé sa première oeuvre (Suite brève pour piano) à l'âge de 18 ans? Une rencontre d'exception, celle de Marie Panthès - à peu près l'égale d'Alfred Cortot - lui donne l'occasion de prendre pendant deux ans des leçons d'interprétation. C'est Marie Panthès qui créera la Suite brève en concert. Deuxième
rencontre, deuxième illumination : celle de René Gerber, qui intervient à un moment
où JFZ est tiraillé entre le besoin d'écrire de la musique dite sérieuse, et un
métier qui se situait dans des endroits de moins en moins dignes d'intérêt. Un virage inattendu... et bienvenu : La Radio Julien-François
Zbinden est maintenant parvenu à la plénitude de son art : pouvoir sur son instrument,
pouvoir
sur le métier, pouvoir sur la composition. C'est alors que s'offre opportunité
d'une collaboration avec Radio-Lausanne, à la demande d'Edouard Moser.
Pianiste à tout faire!". La chance de pouvoir jouer avec Victor Desarzens des
parties de musique sérieuse, mais surtout d'accompagner de grands spectacles de
variétés. Beaucoup de contacts avec les artistes de passage. Mais
une longue collaboration l'a surtout lié à Jack Rollan. Et
ce sera une collaboration musicale magnifique avec Victor Desarzens - qui vient
de créer, en 1943, l'Orchestre de Chambre de Lausanne. C'est lui qui offre au
compositeur l'exécution de sa première oeuvre orchestrale "Concertino pour trompette,
orchestre à cordes et tambour" (1952). En
1956, nouveau pas en avant : Edouard Moser prend sa retraite et JFZ est appelé
à lui succéder. Chef des programmes musicaux à la Radio romande ! Une ouverture
lumineuse sur toute la vie musicale de notre pays. Il s'agit ni plus ni moins
que de programmer toutes les émissions musicales de la RSR, choisir et engager
les artistes, organiser les concerts et les enregistrements. Pour qui cultive
et défend une certaine éthique de la MUSIQUE, il n'est pas évident de se hisser
au-dessus de la mêlée afin de proposer au public mélomane des programmes représentatifs
de toutes les tendances. Le Diorama, les Schubertiades seront aussi des entreprises enrichissantes. La coopération avec André Charlet a été, dans le domaine choral le même éblouissement qu'avec Jack Rollan dans les variétés. Les autres passions Elles ont aussi grandement contribué à forger la personnalité du musicien. La
technique. L'astrologie.
L'aviation.
La
culture L'oeuvre Elle compte aujourd'hui 95 opus, de la Suite brève pour piano op.1 à un Concerto pour cor et orchestre op. 95. L`op. 93, une oeuvre pour double choeur a cappella écrite à la demande de Michel Corboz pour l'Ensemble vocal de Lausanne, intitulée "Lord", fut créée en février 2000 à Lausanne. Elle comprend beaucoup de musique de chambre, des concertos pour presque tous les instruments, 4 symphonies, un opéra, un grand oratorio, de la musique chorale populaire, de la musique radiophonique, de la musique de scène, de la musique de film. En bref, l'éventail complet des genres musicaux. De nombreux hommages ont été adressés au musicien, qui attestent de la valeur de ses oeuvres. Citons, entre autres, le Prix de composition Henryk Wieniawski à Varsovie, pour sa Rhapsodie opus 25 pour violon et piano ; en 1961, Espéranto, concerto pour voix parlée, soprano, choeur mixte et orchestre - dont le musicien a également écrit texte - lui vaut l'attribution du Prix de la Radiodiffusion suisse ; en 1978, il est nommé Officier des Arts et des Lettres par le Gouvernement français, et en 1993, la Médaille d'Or de la Ville de Lausanne couronne son 75e anniversaire. Testament musical "La seule recherche expérimentale qui m'intéresse est celle - combien difficile - de moi-même, persuadé que le langage musical se forme à l'instar du langage parlé chez l'enfant, en écoutant les adultes... Etre convaincant et émouvant, c'est là mon aspiration profonde. Elle ne me paraît pouvoir se matérialiser que par la plus grande clarté du discours. C'est pourquoi, après Ravel et Stravinsky, qui furent les soleils de ma jeunesse, je me sens si proche -dans la nature de ma démarche musicale- d'Arthur Honegger. A mon oreille, seuls comptent les trois S : Simplicité, Sincérité, Sensibilité". (Julien-François Zbinden) Catalogue
des oeuvres chorales
Six proverbes en forme d'étude* - Les Marins d'eau douce - Ferdinand-la-Torpille - Trois liturgies campagnardes - Le pintier - Sous les noyers - Chanson pour ma mère - Le saisonnier - L'apprenti forgeron - Les deux valses - La Pierre et l`Esprit (Le Fils de Dieu - Dieu venu dans ce monde)* - Popule Meus, motet*
Sept proverbes sur l`Amour* - La Pierre et l'Esprit (le Fils de Dieu - Madame Marie - Dieu venu dans ce monde)* - Clair obscur*.
Passage de l'Hommes - Impératifs* - Comptine - Sur la lune - Tire ma lyre - La Complainte des oiseaux - Inter arma caritas - Berceuse pour l'an 20O0 - La Banale - A l'Emigrant - Au clair de la terre - Monophrases* - Te Deum *- La Pierre et l'Esprit (chantez à l'Eternel - Le Fils de Dieu - Les Béatitudes - Cantique de Saint-François - Dieu venu dans ce monde - Orayson à Notre Dame - Christus vincit -Le Seigneur est ici)* - Popule Meus* - Lords, motet pour double-choeur. D'après Alain Devalloné et André Maeder - A l'Unisson No 16 - novembre 2000 | ||
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